Recherche

Le chik et la réanimation

lundi 13 février 2006 par Patrick Labat

LES FORMES EXCEPTIONNELLES ET GRAVES DE L’INFECTION
A CHIKUNGUNYA CHEZ L’ADULTE EN REANIMATION

Fait par les services de Réanimations du CHD et du G.H.S.R
REA polyvalente et Neurochirurgicale - Réunion - Etat au 9 février 2006


I. Formes graves directement lié
es au Chikungunya
1) Au GHSR : 4 encéphalites à Chikungunya :
3 femmes / 1 homme
.Age 45 à 64 ans .Facteurs de risque : diabète, alcool .Intubation, ventilation de 1 à 13 jours
.Séquelle chez un patient : épisodes de confusion sévères.
2) Au CHD : 4 encéphalites à Chikungunya
- 2 femmes / 2 hommes :
.Age : 24 à 82 ans .Pas de facteurs de risques notables
.3/4 ventilation mécanique (10 à 90 jours)
.Séquelles chez 3 patients : 1 trouble vésical, 1 ralentissement psychomoteur,
1 en HAD à ce jour (78 ans, escarres, perte autonomie),
-1 Syndrome de Guillain-Barré : Femme 54 ans, ventilation 7 jours.
3) X Hépatites graves : GHSR - CHD
- 2 transferts en métropole pour greffe
- Mauvais terrain : alcool + + +, paracétamol, diabète . . .
- Imputabilité ?
- Attente sérologies.


II. Formes infectieuses graves : immunodépression ?
- Infections opportunistes
- Septicémie à Listeria chez un patient de 63 ans (éthylisme sans cirrhose) (GHSR)
- Abcès hépatique à pyogènes chez un patient de 63 ans sans ATCD notables : décès (GHSR)
- Forme gravissime d’une infection pulmonaire à pneumocoque chez une patiente de 45 ans (éthylisme)
- Etc . . .


III. Pathologies masquées (Cas au GHSR)
- Retard diagnostique sur péritonite appendiculaire : décès
- Attention leptospirose = Atteinte rénale + hépatique + thrombopénie
- Attention : paludisme, sepsis, autres . . .


IV. Pathologies iatrogènes (Cas au GHSR)
1) Dérivé
s morphiniques chez les IRC :
- Coma avec pneumopathie d’inhalation avec choc septique et syndrome de défaillance multiviscérale : décès
- Décompensation respiratoire et pneumopathie (corticoïdes associés).
2) Effets secondaires des AINS :
- IRA sur déshydratation + AINS
- Rôle de l’immunodépression ?
3) Effets du paracétamol sur un foie défaillant . . .


V. Pathologies chroniques décompensé
es (CAS au CHD)
Quelques exemples au cours des 15 derniers jours :
1) X OAP sur cardiopathies sévères pré-existantes.
2) Homme de 82 ans (diabète, BPCO, Drépanocytose hété
rozygote) :
- Thrombose de l’artère mésentérique et nécrose mésentérique
- Insuffisance rénale aiguë
- Rôle majeur de la déshydratation sur mauvais terrain.


VI. "Discussion" : Hypothèse Physiopathologique :
Choc septique ET Insuffisance Ré
nale Aiguë

(GIF)



VII. FORMES GRAVES EN REANIMATION :
1) Imputabilité directe
 :
- Encéphalites, Guillain-Barré
- Hépatites ?
- Myocardites, OAP ?
2) Imputabilité indirecte  :
- Choc septique, infections opportunistes = rôle de l’immunodépression virale et/ou des AINS ?
- Insuffisance rénale aiguë nécessitant une EER : déshydratation + AINS + choc
- Décompensation de pathologies préexistantes
- Iatrogénicité . . .


VIII. PREVENTION : Limiter les effets secondaires
1) Prévenir la dé
shydratation :
- Vieillards
- Patients à mobilité nulle ou réduite
- Solidarité familiale, perfusions à domicile, HAD, hospitalisation ?
2) Iatrogénie du traitement antalgique : AINS, paracétamol, corticoïdes . . .
Protocole antalgique : réunion des CLUD de l’île le 15 février.
3) Attention aux pathologies masquées :
Toute douleur n’est pas liée au Chikungunya !

Posez vos questions sur notre forum

Patrick Labat

Médecin généraliste

Faculté de médecine de Limoges

Prépare actuellement une thèse sur le virus du chikungunya

Gestionnaire des site http://www.chikungunya.fr

et

http://www.chikungunya.info

Vous êtes sur un site internet créé avec le système de publication SPIP.